Femme à la mord

Guerre de la drogue au Mexique En réalité, comme l'indiquent Alan Sweedler et Michel Foucher, la frontière américano-mexicaine ne sépare pas deux entités socio-culturelles distinctes, deux peuples aux caractères antithétiques. Elle n'a jamais empêché les mouvements migratoires du Sud vers le Nord, ni le métissage des populations, ni leur interconnexion socio-culturelle Si, juridiquement, il y a une ligne de démarcation, il existe une continuité territoriale et une interdépendance socio-culturelle au quotidien. De ce fait, la frontière est plutôt une zone qu'une ligne. Elle prend son sens dans le contexte des mouvements migratoires et des échanges économiques. Zone transnationale, par où transitent quotidiennement des milliers de personnes et de biens, lieu où s'exerce une activité économique florissante grâce aux maquiladoras, ces industries localisées à la frontière depuisfonctionnant avec de la main d'oeuvre mexicaine et du capital américain, canadien ou japonais, et grâce à un marché d'offres et de demandes qui fluctue selon les besoins de l'économie américaine, la région frontalière est à la fois espace de rencontre et point de confluence de multiples conflits. Conflits quotidiens, provoqués par l'immigration illégale et le trafic de drogue dans le sens Mexique-États-Unis et d'armes en sens opposéou conflits plus structurels, tels que les problèmes de redistribution de l'eau, qui ont provoqué des réactions extrêmes, comme par exemple l'intervention militaire américaine en Sur le plan de l'identité, la zone frontière est une entité originale, ni tout à fait mexicaine ni tout à fait américaine mais un mélange des deux, où l'on retrouve les habitudes mexicaines et les pratiques de travail et les styles de vie américains mais où l'emprise linguistique du Mexique ne cesse de croître. On peut dire que ce métissage culturel et la mobilité de la population posent un problème aux yeux des autorités américaines.

Un objectif désormais prioritaire : la séparation

Donc des mobilités et des échanges avec institutions et populations engagées dans le conflit israélo-palestinien ces deux équipes avec recherche tentent mettre en place une nouvelle approche du conflit et avec ses enjeux en dépassant la compartimentation entre les travaux portant sur Israël et ceux portant sur la Palestine. En saisissant la nature des frontières et des relations entre les populations mais également entre les institutions étatiques et para étatiques de la pays nous pouvons mieux comprendre les dynamiques et les enjeux qui structurent le conflit israélo-palestinien.

Une référence à défaut d’une frontière : la Ligne verte

Du côté jordanien, le royaume hachémite renonçait officiellement à la Cisjordanie en La Ligne verte est cependant restée une référence. Cependant, il ne la considérait pas comme une frontière interétatique. Plusieurs procès intentés auprès de la Cour suprême israélienne contre le chemin de la barrière ont abouti au déplacement du tracé. En riposte aux attentats, des blocs de béton ont enfermé les quartiers palestiniens de Jabal Mukaber et Ras al-Amoud, coupant les liaisons routières avec les quartiers israéliens voisins mais aussi avec le coeur de la Ville sainte et les autres quartiers palestiniens. Les trafics avec biens de consommation courante se sont ainsi développés. La multiplication des limites ne signifie donc pas que les sociétés israéliennes et palestiniennes sont devenues hermétiques.