Femmes 50 ans à la malade

Société La chose est entendue: les femmes sont d'incorrigibles dilapidatrices. Des croqueuses de fortunes, des torpilleuses de comptes en banque. Le bon sens populaire a engendré mille proverbes sur les périls pécuniaires de leur fréquentation, et la littérature grouille de courtisanes et de séductrices vénales, d'épouses cupides et gaspilleuses. La faute aux Nana, Odette, Marguerite Gautier, vidant les bourses de ces messieurs dans tous les sens du terme. La diatribe est injuste. Les femmes ont longtemps apporté leur dot, quand les hommes ne leur offraient qu'un nom. Comment auraient-elles pu dépenser l'argent qu'elles n'avaient pas? Aujourd'hui, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, les femmes se conduisent comme les hommes et ont conquis la liberté de disposer librement du fruit de leur labeur. En deux générations, elles se sont affranchies de la tutelle masculine et jouent désormais - presque - à égalité avec eux.